Direction l'hôpital pour une consultation externe, mon cœur palpite d'inquiétude, c'est un comble pour aller voir un cardiologue. Je suis en avance comme toujours. Les minutes défilent, l'heure est là, mais personne. Au bout d'un très long quart d'heure supplémentaire à patienter dans se couloir, une infirmière vient me dire que cela va être à moi.
Elle va faire sortir une dame âgée, puis me fait pénétrer. « Déshabillez-vous » ah, là un instant d'hésitation, je suis très pudique, mais je m'applique je fais tomber comme elle me fait signe le haut et le soutien-gorge. Elle m'indique ensuite une table d'auscultation où elle me fait allonger, mon buste nu, mes seins exposés. Je me sens démunie, une horrible envie de fuir loin me prend à la gorge.L'infirmière me passe un brassard au bras et commence des prises de tension régulière, tout en m'appliquant les électrodes pour l'ECG. Je ne sais trop quoi faire au milieu de tout ça alors je me contente de regarder le plafond en écoutant le bruit des machines. L'ECG est fini elle me débarrasse des électrodes, puis s'éloigne imprimer le résultat.
Là entre un médecin, qui arrive au niveau de la table d'auscultation et me tend sa main. J'en reste encore sur le derrière bien que je sois allongé, moi à demi-nue exposée sur la table, lui en blouse debout, c'était franchement incongrue. Je pense que je m'étais jamais imaginé ainsi la rencontre avec mon cardiologue. L'infirmière voyant le médecin vient au final posé mon t-shirt sur la poitrine. Le médecin s'installe au bureau à coté de la table et parle le nez dans le dossier sans un regard pour moi.
Qu'est ce que je ressens, de la gène ? De la gratitude de ne pas me regardé si fragile ? De l'agacement d'être ignoré ? Je ne suis après tout pas un bout de viande. Il s'approche de moi m'applique du gel tout en me disant la position à prendre pour l'échographie cardiaque. Il écrase la sonde contre ma poitrine à m'en couper le souffle, j'ose à peine respirer de peur qu'il m'écrase le sternum.
Je pensais mon épreuve déjà bien incongrue mais alors vint le moment où il me passe la sonde sous le sternum et l'appui encore plus fortement. Là, je ne peux plus respirer, je prie pour que ça s'arrête et m'étonne de ne pas devenir bleu. Le médecin ne voit rien il a les yeux sur son écran.
Enfin la fin de mon calvaire, il enlève la sonde et me jette deux papiers pour m'essuyer sans un regard. Pendant que je m'applique à le faire il me dit ce qui va suivre, et me dit au revoir alors que l'infirmière s'approche. Elle me tend mes vêtements et l'appareil à porter pour faire un bilan.
Très gêner par cet appareil voyant je tente de le camoufler sous mes vêtements mais ne suis pas dupe je vais traverser l'hôpital et la ville avec ça bof. Enfin pour une première expérience de patiente hospitalière je ne suis pas satisfaite, et dire que je vais devoir y rester plusieurs jours sous peu … je ne suis pas rassurée.
4h du
matin, je me lève sans bruit, tachant de ne pas le réveiller. Erynn gazouille
dans son berceau, mais se rendort aussitôt. Je m’habille, me prépare, puis
descend, un café rapide et tiède, je mets sur la table le petit déjeuner des
enfants. 5h l’heure de partir pour une journée de boulot. Ces longues heures de
travail. 14h45 je passe chercher Erynn chez la nourrice, et je rentre dans
notre chez nous. 16h30 aller prendre Evan à l’école, l’écouter me raconter
comment il a appris à lire et à compter sur le chemin. 17h arrêt au collège
pour récupérer Emma. On prend tout les 4 le chemin de la maison, pour un
gouter, des devoirs, des jeux. 18h30 tu rentres du travail, je prépare à manger
pendant que tu donnes le bain à Erynn. Repas pour tout le monde, puis dodo pour
les enfants. On se retrouve tout deux sur le canapé l’un contre l’autre devant
une comédie romantique que tu ne regardes pas. Le pc sur tes genoux, moi un de
mes nombreux chats sur la cuisse. Puis viendra l’heure de se coucher et de
recommencer une de ses belles journées.
Quand tu poses sur mon corps dénudé et tendue, tes paumes tendres et aimantes, je me sens si petite dans tes grandes mains. Je me sens à la fois fragile et inébranlable, ivre et sobre, fébrile et calme, lascive et active, toutes ses sensations s'entremêlent. Comment arrives-tu à me faire chavirer ainsi hors du monde réel, et perdre pied. Dans tes l'étau de tes bras, je ne me sens jamais autant si en danger et pourtant en sécurité. Dans le nid d'amour de ton étreinte, je suis la femme la plus heureuse du monde. J'aime à sentir le sourire qui se forme sur tes lèvres lorsque que tu m'embrasses la nuque. J'imagine aisément nos années futures, jamais aussi belle que cette année là. Cette année qui fut notre première, mais la première d'une très longue série. Je t'aime mon cœur